Les NTIC dans la publicité classique
Les vecteurs de publicité dits « classiques », tels que l’affichage urbain par exemple, continuent d’exister grâce à certaines évolutions techniques les rendant moins obsolètes. Citons, à titre d’exemple, la gestion informatique à distance des panneaux d’affichage, ou encore l’utilisation de retouches numériques sur la plupart des images publicitaires. Mais les NTIC, ou Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, si elles se sont répandues comme une traînée de poudre dans les médias modernes, n’ont toutefois pas entièrement transformé la publicité.
En effet, l’homme moderne, s’il est fasciné par le progrès et donc enclin à lui céder sans trop faire d’histoires, demeure attaché à certains vestiges du passé. L’e-mail n’a pas fait disparaître les services postaux, pas plus que le format MP3 n’a mené à la mort de l’industrie musicale. Il en va de même en matière de publicité. Ainsi, on constate que l’affichage publicitaire traditionnel (drapeaux, affiches, tracts, spots radio ou télévisuels, etc.), s’il emploie désormais des techniques plus contemporaines, est toujours aussi présent dans notre quotidien. Il semble improbable que ces vecteurs de communication disparaissent de si tôt
D’une part, le renouvellement total de ces moyens de communication serait à l’heure actuelle trop coûteux pour les annonceurs, souvent timides à l’idée de mettre en pratique des nouveaux concepts imposant de si radicaux changements. D’autre part, là où la longévité indiscutable d’un vecteur publicitaire « standard » rassure le public comme les annonceurs, l’évolution permanente des nouvelles technologies et leur durée de vie (généralement réduites à quelques années, le temps qu’un nouveau procédé ou format fasse son apparition), a tendance à rendre obsolète les innovations en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Qui peut dire si demain, les écrans plasma, employés dans l’affichage urbain à titre expérimental, ne seront pas déjà inutiles ?

Varina Patel - Fotolia.com